Formation internationale aux droits de solidarité

Les droits de solidarité ne sont pas le produit d’une complaisance intellectuelle ni d’une idéologie de contestation du statu quo. Ils constituent au contraire l’expression la plus claire de la relation intégrative et interdépendante entre le respect des six droits fondamentaux de l’être humain (politiques, civils, économiques, sociaux et culturels) et les droits collectifs qui doivent être respectés, tant à l’intérieur des frontières nationales que dans les relations entre les États.

Il s’agit principalement du droit à la paix (paix civile et paix mondiale), du droit au développement et au développement durable, ainsi que de la protection de l’environnement, les droits environnementaux étant considérés comme essentiels à la survie de la vie et de l’espèce humaine.

À cette fin, nous mettons tout en œuvre, tant dans le domaine de la recherche que sur le terrain, afin de :

  • Souligner la nécessité de relier les structures économiques aux droits : déconstruire et analyser la relation désastreuse entre la domination du capital financier et le déclin de la conception humaniste du développement, ainsi que la dichotomie structurelle entre un développement visant l’enrichissement et un développement visant à protéger et faire progresser l’humanité.
  • Comprendre que le néolibéralisme n’est pas simplement un système financier, mais un véritable « bulldozer » qui déforme la conscience humaine. Les marchés financiers sont directement ou indirectement responsables de l’effondrement des projets de développement et de reconstruction dans les pays périphériques les plus vulnérables.
  • Le mouvement des droits humains a besoin de toute urgence d’une position ferme et claire contre l’utilisation des prêts financiers et des sanctions unilatérales par les nations riches pour réprimer toute tentative de s’écarter de l’ordre qu’elles ont établi.
  • Le Sommet des Nations Unies sur le développement durable, consacré à la période 2015-2030, s’est tenu à New York du 25 au 28 septembre 2015 afin de définir les Objectifs de développement durable (ODD), regroupés en 17 objectifs :
  1. Pas de pauvreté
  2. Faim « zéro »
  3. Bonne santé et bien-être
  4. Éducation de qualité
  5. Égalité entre les sexes
  6. Eau potable et assainissement
  7. Énergie propre et d’un coût abordable
  8. Travail décent et croissance économique
  9. Industrie, innovation et infrastructure
  10. Réduction des inégalités
  11. Villes et communautés durables
  12. Consommation et production responsables
  13. Lutte contre les changements climatiques
  14. Vie aquatique
  15. Vie terrestre
  16. Paix, justice et institutions efficaces
  17. Partenariats pour la réalisation des objectifs

L’objectif est de parvenir à un développement durable sous toutes ses formes.

Les questions posées à toute personne rationnelle et responsable sont les suivantes : dans quelle mesure les nations économiquement et intellectuellement puissantes, les institutions financières qui contrôlent le capital financier et les systèmes politiques néolibéraux sont-ils réellement engagés dans la réalisation de ces objectifs ? Existe-t-il des illusions quant à la possibilité d’atteindre autre chose que le strict minimum de ces objectifs ?

Si les centres de pouvoir du système mondial, de par leur nature et leur position, cherchent à empêcher — ou plutôt à garantir l’échec — des objectifs liés aux droits de solidarité, la société civile et les organisations de défense des droits humains disposent-elles de propositions alternatives leur permettant d’enrayer la mort clinique des principes fondamentaux des droits de solidarité ?

Programme
Conférence Thème
Cours  1 Introduction générale aux droits de solidarité, présentation du programme de formation et importance de ces droits pour les responsables politiques et les défenseurs des droits humains.
Cours 2 Le droit à la paix en tant que droit fondamental de l’être humain et des peuples — Haytham Manna
Cours 3 La troisième génération des droits et la nature du système politique : la Syrie comme étude de cas — Professeur Husam Miro
Cours 4 La coexistence pacifique : promouvoir une culture de coexistence et de tolérance entre les religions et les croyances, s’opposer à toutes les formes de racisme, d’extrémisme violent et d’intolérance, et diffuser une culture de paix sociale, de fraternité humaine, de valeurs du vivre-ensemble ainsi que de comportements et pratiques démocratiques authentiques — Avocat Bassam Al-Tarifi, Président de la LTDDH
Cours 5 Droits environnementaux et droits humains : introductions fondamentales — Haytham Manna
Cours 6 Les droits de solidarité englobent un large éventail d’objectifs interdépendants. Il est donc difficile de réaliser des progrès dans le respect de ces droits sans garantir la paix civile, parvenir à la justice et mettre en place des institutions de gouvernance fortes, démocratiques, représentatives, impartiales et crédibles, exemptes de corruption et de népotisme. — Nasser Al-Ghazali, Directeur du DCTSCR
Cours 7 Le droit à la résistance : les vestiges de l’époque coloniale persistent dans la réalité et dans le système mondial, empêchant les peuples de jouir pleinement de leurs droits à la souveraineté, à l’autodétermination et à l’égalité. Nous considérons donc le droit à la résistance comme un droit fondamental pour tous ceux qui luttent contre l’occupation et la colonisation de peuplement. Ce droit est consacré par de nombreuses résolutions des Nations Unies et son respect constitue une condition essentielle de la dignité des peuples ainsi que de leur droit à la liberté et à la dignité. — Dr Nizam Assaf, Président de l’IMHPR
Cours 8 Les droits environnementaux dans les contextes de conflits hybrides : la Syrie comme étude de cas — Dr Ibrahim Muslem, Chercheur principal en droits environnementaux au Scandinavian Institute for Human Rights
Projets

Le droit au développement dans les sociétés post-conflit armé : la situation syrienne

Le conflit international mondialisé autour du droit au développement et la possibilité d’établir une culture politico-économique ouvrent la voie à un monde différent.

Organisateurs
  • International Movement for Human and Peoples’ Rights
  • Scandinavian Institute of Human Rights / Haytham Manna Foundation
  • Amman Center for Human Rights Studies Association
  • Association SIHR/FHM
Matériel pédagogique

Les supports pédagogiques fournis aux participants afin de constituer leur bibliothèque personnelle sur les droits humains comprennent :

  • Les thèmes du cours — les participants reçoivent les supports pédagogiques par courrier électronique après chaque session.
  • Cent documents internationaux et régionaux relatifs à la protection des droits humains.
  • Des ouvrages utiles pour renforcer la connaissance générale des droits humains et des droits des peuples (PDF).
  • Des rapports remarquables consacrés à la défense des droits humains dans les zones de crise.
  • Le rapport « L’injustice dans le monde arabe et la voie vers la justice ».
Détails de la formation

La formation se déroulera du 18 septembre à la fin octobre 2026.

La première conférence aura lieu le vendredi 18 septembre 2026 à 19h00, heure de Genève et heure d’Europe centrale.

Les conférences suivantes auront lieu chaque vendredi soir.

Langue de la formation : arabe

Programme : chaque vendredi soir, deux heures de formation suivies d’une discussion.

Public cible : cadres politiques, militants et défenseurs des droits humains, avocats, para-juristes et journalistes.

Inscription

Toute personne souhaitant s’inscrire doit envoyer un courriel à sihrfhm@gmail.com, accompagné de son CV.

Frais d’inscription : 200 €

Soit via PayPal : cliquez sur l’icône PayPal située en haut de la page, à la fin du menu principal.

Soit par virement bancaire direct :

IBAN : FR76 1027 8073 6300 0222 5070 105
BIC : CMCIFR2A

Titulaire du compte :
SIHR FHM
50 CHEMIN DE LA PLANCHE BRULEE
01210 FERNEY-VOLTAIRE
France

Remarque : les frais d’inscription sont exonérés pour les personnes résidant dans un pays confronté à une crise majeure (Syrie, Liban, Libye, Yémen, Soudan, Irak) ou pour les personnes désignées par l’International Movement for Human and Peoples’ Rights.

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